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06 avril 2008

La kaba à feu et à sang...

2004224707.gif50 000 otages sont-ils bloqués dans la mosquée ? Les hommes en armes n'en retiennent qu'une bonne centaine (100/130 ?), mais ils deviennent vite nerveux : leurs appels au ralliement n'ont pas donné les résultats escomptés même si les soldats de l'armée régulière, qui à l'extérieur prennent position de siège, ne paraissent guère enthousiastes à l'idée de livrer un assaut dans le Haram al Cherif, le Saint des saints de l'islam.

Les Oulémas du royaume ont été mandés par le roi Khaled. Ils sont "invités" à décréter une fatwa, un avis juridique nécessaire pour autoriser les combats dans l'enceinte sacrée. Le Coran, sourate al Bakarah, verset 191, livre son verdict : "... Mais ne les combattez pas près de la Mosquée Sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants". Le destin mortel des insurgés semble scellé.

Feu vert de Dieu et du roi : l'armée royale, galvanisée, fonce. Mais la topographie des lieux jouent en sa défaveur. De plus il ne faut pas endommager les lieux saints qui se transforment rapidement en un camp retranché en faveur des rebelles. Avec des groupes très restreints, ces derniers tiennent en respect toute une armée en jouant des faux angles des piliers, des arcades de la mosquée, des couloirs interminables, des caves successives et des souterrains en enfilade.

Chaque pilier, chaque salle est le lieux des combats acharnés qui vont se livrer au cours des 4 jours suivants. Les partisans de Jouhaymane sont délogés des minarets et des étages supérieurs par les tirs des hélicoptères arrivés en renfort. Ils doivent se replier au rez-de-chaussée, puis dans les sous-sols que l'armée tente d'inonder afin d'essayer, mais en vain, d'électrocuter les rebelles au moyen de gros câbles alimentés par des groupes électrogènes. Il n'y a plus d'électricité, ni de communication : les responsables, suspectant dans un premier temps à "un coup de l'étranger", ont isolé la Grande Mosquée...

...Après plusieurs jours de combats meurtriers qui font, dans les 2 camps, plusieurs milliers de morts - on parle d'un bilan global (exagéré ?) de 5.000 morts - la situation ne fait qu'empirer : les rebelles semblent vouloir préférer mourir plutôt que de se rendre et leur acharnement dans ce réduit, contraint le pouvoir qui chancelle à penser à l'impensable : Demander de l'aide à l'exterieur du Pays, appeler les mécréants du tout nouveau Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale de le République Française, le G.I.G.N. commandé par le capitaine Paul Barril.

Le Président Giscard, le roi Khaled, les 'oulamas, vont accorder à cet homme tous les moyens et placer tout leurs espoirs de le voir triompher rapidement de ce bourbier.

Il ne seront pas déçus : Barril est un pro...

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